DESTINATION

« SUR LA ROUTE 66 - Carnets de voyage », c'est le titre d'un Beau-Livre en librairie depuis le 15 septembre dernier.

C'est également le fruit d'une aventure initiée par ESCEM PRO sur une route du monde mythique : l'US 66. La route de l'écrivain John Steinbeck et de ses Raisins de la Colère, la route des vacances, du blues et de l'Amérique conquérante du vingtième siècle.

Le 11 novembre dernier, la "Soixante-Six" a fêté ses 85 années d'existence. Axe routier octogénaire devenu légendaire, la Route 66 n'en a pas fini d'étonner les amoureux des voyages et des grands espaces...

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L’US 66 FAÇON STONES

31oct

Get your kicks, l’hymne de la Route 66 chanté par les Rolling Stones, l’une des meilleures reprises assurent les spécialistes.  

EN SAVOIR +
The Rolling Stones est le premier album du groupe de rock anglais éponyme, sorti au Royaume-Uni en avril 1964 sous le label Decca, et le 30 mai aux États-Unis sous le nom de England’s Newest Hit Makers, et sous le label London Records.

Enregistrée en cinq jours au Regent Sound Studios de Londres, entre janvier et février 1964, la version anglaise de l’album est éditée peu après la sortie des deux premiers singles du groupe : Come On et I Wanna Be Your Man en 1963.

Cet album a été l’un des plus grands succès musicaux de 1964 en Grande-Bretagne, restant n°1 pendant douze semaines. L’édition américaine atteindra quant à elle la 11e position des charts U.S et sera sacrée disque d’or.

Cet album ne contient que trois compositions originales, entourées de classiques dont le fameux Route 66 en mode swing-jazz.
(Source : wikipedia)

ECHO BELGE

19oct


Il s’appelle
Philippe Degouy. Il est  journaliste au quotidien belge (basé à Bruxelles) L’Echo. Notre livre Sur la route 66 l’a inspiré. Il l’écrit, citant  notamment Philippe Labro (notre préfacier) et ses bons mots… 

« De son début à Chicago jusqu’à son arrivée à Santa Monica, la Route 66 traverse les Etats-Unis d’Est en Ouest (son sens historique) pour entraîner ses hôtes sur les traces de l’Amérique profonde, l’authentique. La 66 n’est pas une simple route, c’est « La » route, restée comme la «mother road» (depuis la publication du roman de Steinbeck, « Les raisins de la colère ») qui a titre de monument historique pour un pays dépourvu de vieilles cathédrales.

C’est elle qui a guidé des millions d’Américains vers les rivages de la terre promise de Californie durant les années 30, celles de la Grande Dépression.  Paradoxalement, les jeunes Américains d’aujourd’hui redécouvrent ce patrimoine grâce au passage des touristes venus d’Europe, d’Asie et d’Océanie.


Que reste-t-il de cette époque sur une route devenue un musée à ciel ouvert avec ses carcasses de voitures rouillées, ses motels désaffectés ou ces villages abandonnés peuplés de chiens errants ?

C’est pour répondre à cette question que les auteurs ont traversé les Etats-Unis en suivant son tracé sur plus de 4.000 kilomètres. Ils ont rapporté des carnets de voyage illustrés de plusieurs centaines de clichés à donner envie de partir à n’importe qui. Des paysages de carte postale ou de western servis par des commentaires savoureux, drôles ou plus sérieux selon les rencontres faites en chemin.

Car les personnages originaux ne manquent pas sur la 66. Des hommes et femmes rencontrés par les auteurs et transformés en gardiens de la mémoire.  Ou qui ont quitté la civilisation pour savourer la solitude vécue le long de cet axe peuplé de fantômes. Comme le souligne le journaliste romancier Philippe Labro dans son introduction : « sur la Route 66, l’espace-temps n’est pas le même. Vous finissez par vous intégrer à ces étendues arides, et surtout à cet interminable ruban de bitume qui peut à la fois faire naître l’angoisse ou l’inquiétude. »


Les auteurs ont eu raison de choisir deux angles pour leur voyage : la musique et le cinéma
. Deux éléments intimement liés au voyage et qui constituent un élément majeur de la culture US : le road-movie. Sur la Route 66, le scénario n’est jamais écrit à l’avance et la fin restera ouverte jusqu’à la plage de Santa Monica, sur les rives de l’Océan Pacifique.

Rien n’est plus vrai que les propos du journaliste Bernard de la Villardière : « pénétrer sur le sol américain, c’est poser le pied dans un gigantesque décor de cinéma. »


Quant à la musique, elle est obligatoire à bord de la voiture. Pour éviter de s’endormir, d’abord, puis pour s’enivrer de ces musiques qui parlent d’elle, de la Route. Blues et country music se mélangent. Et comme le dit Nat King Cole dans son célèbre tube « Get your Kicks on Route 66 » : « Amusez-vous, excitez-vous sur la Route 66. »

Un dernier conseil avant de partir ? Le meilleur sans doute, celui fourni par Philippe Labro (auteur notamment de « L’étudiant  étranger » ou « Un été dans l’Ouest ») : « sur place, on vous reçoit, on vous aide, surtout si vous êtes un étranger, mais en même temps, vous devez aussi tendre la main. »

Philippe Degouy

Sur la Route 66 – Carnets de voyage
Introduction de Philippe Labro
Photographies de Christophe Géral
Récit de Stéphane Dugast
Editions de la Martinière
38,00 euros. 220 pages

La Route 66, c’est la route du blues, du rock, de la country… Bref, c’est la route de la musique américaine. L’occasion de redécouvrir des chansons phares et des artistes de renom. Première chronique, première chanson, premier artiste : Nat King Cole, l’interprète de la chanson de Bobby Troups dédiée à celle que les Américains appellent la « Route-Mère », l’hymne de l’US 66.

 

UNE NUIT TRES SIXTY-SIX

14oct

C’était mercredi soir sur RTL de minuit à 3 heures du matin pendant les Nocturnes, une émission (quasi) quadragénaire pilotée par le truculent Georges Lang. La nuit a été américaine.  Vin grand crû, wisky américain, bons mots… En compagnie de notre préfacier Philippe Labro, nous nous sommes lâchés…

A podcaster et écouter sans modération : l’émission Les Nocturnes spéciale « Route 66″

 


LES NOCTURNES
: c’est une émission en direct sur RTL – de minuit à 3 heures en semaine – dédiée à la musique. RDV en compagnie de Georges Lang mercredi 12 octobre à 11h59 pour une émission très US « Sixty-Six ».

Derrière les micros des Nocturnes pour leur 39ème saison, Georges Lang – animateur français de radio et de télévision spécialisé dans la musique des États-Unis (Rock ‘n’ roll et Musique country) – va nous faire parler de la Route 66, de notre livre paru aux éditions de la Martinière et surtout de musique. Blues, country, rock… La nuit sera routarde et musicale.

C’est en compagnie de Philippe Labro, notre préfacier (figure de la station installée rue Bayard à Paris), que pendant 3 heures nous nous confierons en musique.

A vos postes pour un quart de nuit Sur la Route 66.

EN SAVOIR PLUS //
Le Blog de l’émission : http://www.rtl.fr/emission/les-nocturnes/bienvenue

LE MOT DU PARRAIN

24août
Photographie DR

Journaliste, présentateur de l’émission TV « Enquête exclusive » sur M6 et patron de la société de production Ligne de front, Bernard de la Villardière est un patron de presse, un homme de terrain et le parrain de l’aventure Sur la Route 66 initiée par ESCEM PRO. En fin connaisseur de l’Amérique, il raconte son ressenti quant à notre odyssée sur celle que l’écrivain John Steinbeck avait surnommé la « Route-Mère ».

« Pénétrer sur le sol américain c’est poser le pied dans un gigantesque décor de cinéma. La Route 66 comme le reste est à la hauteur de nos fantasmes. On s’y perd comme autrefois dans le Grand Ouest dans la brume et la broussaille. J’ai franchi ses collines arides, ses villages fantômes, ses champs de tirs et ses voies ferrées abandonnées à la recherche des indiens de mon enfance.


Parti d’Albuquerque, je me suis perdu à quelques kilomètres de  Window Rock. Un sioux peu aimable m’a indiqué la route. Mais je suis rentré bredouille. Le président de la nation Navajo m’avait posé un lapin. Un mythe s’effondrait. Je me suis vengé au contact d’un vieux cow-boy qui m’a ouvert sa collection de Winchester. J’ai ensuite fait  pénitence en écoutant « Pocahontas » et « Southern Man» de Neil Young, l’indien blanc. L’été  suivant, j’ai failli perdre mes enfants dans les dunes du désert de Mojave. Il fallait bien qu’il mérite la baignade à Santa Monica !

A Los Angeles, j’ai rencontré des orphelins du rêve américain détenus dans une des plus  grande prison US d’où l’on ne voit que des carrés de ciel. Dans les faubourgs de Chicago, un  noir sexagénaire m’a raconté – comme une bonne farce – les circonstances dans lesquels il  avait été extrait du couloir de la mort. « But I love my country, I love America » fut sa conclusion. Placide mais pas résigné.

On trouve de tout aux USA. Tout et son contraire. Mais, d’où qu’on vienne, la Route 66 se vit  comme un retour aux sources. Aussi sûr que l’on passe sa vie à refaire le voyage de son  enfance »