DESTINATION

« SUR LA ROUTE 66 - Carnets de voyage », c'est le titre d'un Beau-Livre en librairie depuis le 15 septembre dernier.

C'est également le fruit d'une aventure initiée par ESCEM PRO sur une route du monde mythique : l'US 66. La route de l'écrivain John Steinbeck et de ses Raisins de la Colère, la route des vacances, du blues et de l'Amérique conquérante du vingtième siècle.

Le 11 novembre dernier, la "Soixante-Six" a fêté ses 85 années d'existence. Axe routier octogénaire devenu légendaire, la Route 66 n'en a pas fini d'étonner les amoureux des voyages et des grands espaces...

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PREMIERS PAS

04oct

Avant de découvrir jeudi prochain la prochaine chronique extraite de notre ouvrage  SUR LA ROUTE 66 parue dans  L’Auto-Journal, découvrez la première chronique dédiée à Chicago, ville départ de notre odyssée…


L’Auto-Journal, c’est qui ? c’est quoi ?
C’
est un magazine bimensuel dédié à l’automobile créé en 1950 par Robert Hersant. Revendu en 1994 à l’éditeur anglais EMAP, le groupe de presse italien Mondadori le rachètera en 2006. Depuis octobre 2009, le magazine est détenu à part égale par Mondadori et l’éditeur allemand Springer.

BONNES FEUILLES 1/3

27sept

A lire cette semaine dans L’Auto-Journal n°838, une chronique extraite de notre ouvrage  SUR LA ROUTE 66.

Pour ce premier volet, partez en notre compagnie explorer Chicago à la recherche de la pancarte marquant le début de tout voyage sur la route mythique américaine.

Cliquez ici pour lire la chronique de L’Auto-Journal

L’Auto-Journal, c’est qui ? c’est quoi ?
C’
est un magazine bimensuel dédié à l’automobile créé en 1950 par Robert Hersant. Revendu en 1994 à l’éditeur anglais EMAP, le groupe de presse italien Mondadori le rachètera en 2006. Depuis octobre 2009, le magazine est détenu à part égale par Mondadori et l’éditeur allemand Springer.

LE MOT DU PARRAIN

24août
Photographie DR

Journaliste, présentateur de l’émission TV « Enquête exclusive » sur M6 et patron de la société de production Ligne de front, Bernard de la Villardière est un patron de presse, un homme de terrain et le parrain de l’aventure Sur la Route 66 initiée par ESCEM PRO. En fin connaisseur de l’Amérique, il raconte son ressenti quant à notre odyssée sur celle que l’écrivain John Steinbeck avait surnommé la « Route-Mère ».

« Pénétrer sur le sol américain c’est poser le pied dans un gigantesque décor de cinéma. La Route 66 comme le reste est à la hauteur de nos fantasmes. On s’y perd comme autrefois dans le Grand Ouest dans la brume et la broussaille. J’ai franchi ses collines arides, ses villages fantômes, ses champs de tirs et ses voies ferrées abandonnées à la recherche des indiens de mon enfance.


Parti d’Albuquerque, je me suis perdu à quelques kilomètres de  Window Rock. Un sioux peu aimable m’a indiqué la route. Mais je suis rentré bredouille. Le président de la nation Navajo m’avait posé un lapin. Un mythe s’effondrait. Je me suis vengé au contact d’un vieux cow-boy qui m’a ouvert sa collection de Winchester. J’ai ensuite fait  pénitence en écoutant « Pocahontas » et « Southern Man» de Neil Young, l’indien blanc. L’été  suivant, j’ai failli perdre mes enfants dans les dunes du désert de Mojave. Il fallait bien qu’il mérite la baignade à Santa Monica !

A Los Angeles, j’ai rencontré des orphelins du rêve américain détenus dans une des plus  grande prison US d’où l’on ne voit que des carrés de ciel. Dans les faubourgs de Chicago, un  noir sexagénaire m’a raconté – comme une bonne farce – les circonstances dans lesquels il  avait été extrait du couloir de la mort. « But I love my country, I love America » fut sa conclusion. Placide mais pas résigné.

On trouve de tout aux USA. Tout et son contraire. Mais, d’où qu’on vienne, la Route 66 se vit  comme un retour aux sources. Aussi sûr que l’on passe sa vie à refaire le voyage de son  enfance »

LIMITES VERTICALES

15août
 

Centre-ville à la verticalité vertigineuse, Chicago a d’abord été un point de passage obligé pour les Amérindiens, les explorateurs ou les missionnaires, en transit entre le Canada et le bassin du Mississipi.  (…) D’un poste permanent pour le commerce des fourrures à une ville industrielle tour à tour florissante, déclinante et désormais tournée vers les technologies de pointe, Chicago va connaître un incroyable essor économique et démographique durant la révolution industrielle. En octobre 1871 survient un sinistre qui va transformer durablement l’urbanisme de la ville. Le « grand incendie de Chicago » (Great Chicago Fire) va faire des centaines de victimes et surtout anéantir son centre-ville. A cause des vents forts soufflant du sud-ouest, de la multiplication de bâtiments construits en bois ainsi que la présence de bois et de charbon entreposé le long des rivières, l’incendie se propage rapidement vers le centre-ville. Eglises, maisons, hôtels, grands magasins, opéra… Lors de son passage dans Downtown Chicago, le feu détruit tout sur son passage. 120 kilomètres de route, 190 kilomètres de trottoirs, 2 000 lampadaires, 17 500 bâtiments et 222 millions de dollars (soit un tiers de sa valeur foncière) vont ainsi disparaître en fumée. Un tiers des 300 000 habitants se retrouve sans abri. Sur les ruines encore fumantes, hommes d’affaires et spéculateurs fonciers vont pourtant décider de la reconstruction de leur ville. Tel un Phénix, Chicago va renaître de ses cendres, et ainsi vite prospérer au point d’accueillir, 22 ans plus tard, plus de 21 millions de visiteurs lors de l’exposition universelle qu’elle organisera.

Stéphane DUGAST
Photographie de Christophe GERAL

Extrait de  SUR LA ROUTE 66 – Carnets de voyage (La Martinière éditions)

PREMIERS PAS

15août
CHICAGO / Illinois. Vue depuis le 98ème étage du second plus haut gratte-ciel de la ville. Le début de notre odyssée.

Arpenter les rues de Chicago, c’est sentir l’Histoire de la ville et ses soubresauts. Sans moto pour l’instant, c’est à pied puis depuis une vedette pour touristes que nous avons fait connaissance avec la ville-départ de la Route 66. L’immersion est totale. Afin de profiter du coucher du soleil, nous décidons de prendre de la hauteur. Au quatre-vingt quinzième étage du John Hancock Center, familièrement appelé « Big John » par ses habitants, la vue est imprenable. A 314 mètres d’altitude, nous admirons à l’envi Chicago et son interminable banlieue baignée par une douce lumière estivale. La contemplation est silencieuse, seulement troublé par les commentaires en japonais de mes voisins bavards et émerveillés. Situé au numéro 875 de Michigan avenue, Big John interpelle notamment du fait de sa silhouette singulière culminant officiellement à 344 mètres. « C’est le quatrième building le plus élevé la ville après l’ex Sear Tower devenue la Willis Tower, la Trump Tower et l’Aon Center. C’est le sixième plus haut gratte-ciel d’Amérique. Le second si on compte ses antennes et le vingt-et-unième de part le monde. Lors de l’achèvement de sa construction en 1969, il était l’un des plus hauts immeubles du monde », nous commente l’un des serveurs du bar-restaurant où nous nous sommes installés. Au pays de l’oncle Sam, on aime visiblement les superlatifs, les statistiques et les comparaisons.

Extrait de  SUR LA ROUTE 66 – Carnets de voyage (La Martinière éditions)

 

PREMIERS PAS A CHICAGO

03août

Arrivée sans encombres dans la «cité du vent». Bienvenue à Chicago. «You’re Here. We’re glad» («Vous êtes là. Nous sommes contents») annonce d’ailleurs pompeusement les tracts publicitaires touristiques. Pas de doute, nous sommes ici et nous sommes également heureux ! Depuis l’hôtel contigu à l’aéroport O’Hare, premiers pas dans la troisième plus grande ville des Etats-Unis, appartenant à l’Etat de l’Illinois. Situé sur la rive sud-ouest du lac Michigan, un des grands Lacs de l’Amérique du Nord, Chicago est la plus grande ville de la région du Middle West. Aujourd’hui – décalage horaire digéré (?) – visite de la ville puis récupération des motos pour les conducteurs. Ciel gris ce matin. Météo capricieuse. Il pleut sur Chicago. Pas de quoi néanmoins entamer notre moral. La vraie aventure démarre enfin…

Stéphane DUGAST à Chicago (Illinois)
Photographie de Christophe GERAL

MODE D’EMPLOI

28juil

 Sur la Route 66 / Californie
« SUR LA ROUTE 66 – Carnets de voyage », c’est le titre d’un Beau-Livre à paraître en librairie à l’automne 2011. C’est également le fruit d’une aventure initiée par ESCEM PRO sur une route du monde mythique : l’US 66.

La route de l’écrivain John Steinbeck et de ses Raisins de la Colère, la route des vacances, du blues et de l’Amérique conquérante du vingtième siècle. Le 11 novembre 2011, la « Soixante-Six » va fêter ses 85 années d’existence. Axe routier octogénaire devenu légendaire, la Route 66 n’en a pas fini d’étonner les amoureux des voyages et des grands espaces…

EN LIBRAIRIE // SUR LA ROUTE 66 – Carnets de voyage. Photographies  Christophe GERAL Récit Stéphane DUGAST Introduction Philippe LABRO (La Martinière éditions).