DESTINATION

« SUR LA ROUTE 66 - Carnets de voyage », c'est le titre d'un Beau-Livre en librairie depuis le 15 septembre dernier.

C'est également le fruit d'une aventure initiée par ESCEM PRO sur une route du monde mythique : l'US 66. La route de l'écrivain John Steinbeck et de ses Raisins de la Colère, la route des vacances, du blues et de l'Amérique conquérante du vingtième siècle.

Le 11 novembre dernier, la "Soixante-Six" a fêté ses 85 années d'existence. Axe routier octogénaire devenu légendaire, la Route 66 n'en a pas fini d'étonner les amoureux des voyages et des grands espaces...

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PROFESSION REPORTERS

28nov


Le photoreporter Christophe Géral et le reporter Stéphane Dugast sont les deux auteurs du Beau-Livre, paru aux éditions de la Martinière, intitulé « Sur la Route 66 – carnets de voyage ». Fruit d’une aventure initiée par l’ESCEM & l’ESCEM PRO, les deux reporters globe-trotters nous racontent chacun à leur façon leur parcours et les coulisses de cette aventure sur celle que les Américains appellent la « Route-Mère ». Extraits d’un entretien paru dans la newsletter de notre partenaire ESCEM PRO.

Vous venez de publier ce qu’on appelle un « Beau-Livre » de cette odyssée américaine. Quelles sont les spécificités de genre d’ouvrage ?

- Christophe Géral : Un Beau-Livre, c’est un livre proposant des textes et de belles images. Pour certains experts, on parle même de coffee table book, soit ces livres que l’on laisse traîner sur sa table de salon ou dans sa bibliothèque en les feuilletant de temps en temps tout en les montrant à ses invités. Ce sont des « livres-objets »…

- Stéphane Dugast : … Dont aucun lecteur ne lit les textes ! (Rire) Plus sérieusement, ce sont des livres où les belles images priment et donnent la tonalité. Cependant, les textes et leur organisation donnent corps à un travail éditorial conjoint. Pour celui dédié à la Route 66, on s’est autorisé toutes les audaces puisque les photos ne sont pas légendées. Les photos « répondent » néanmoins au texte. Aussi les lecteurs sont-ils obligés de lire les textes pour comprendre certaines photos.

- Christophe Géral : Les Beaux-Livres, ce sont donc non seulement des beaux objets mais des médias qui permettent de faire répondre textes et photographies. J’en suis à mon quatrième, Stéphane à son troisième. On connaît donc tous les deux la musique et on maîtrise toutes les étapes indispensables à la construction de tels ouvrages ou l’alchimie entre la photographie et les textes est subtile.

La Route 66, c’est une route mythique. Pléthore d’ouvrages la concernant existe. Comment avez-vous choisi de traiter ce sujet ? Quelle approche avez-vous privilégiée ?

- Stéphane Dugast : Plutôt que de raconter une énième fois la Route 66, son histoire et quelques adresses clefs, nous avons préféré raconter nos rencontres et nos pérégrinations afin d’embarquer le lecteur dans cette aventure ponctuée de rencontres et d’imprévus !

- Christophe Géral : Il n’y a cependant rien de plus difficile que de photographier un morceau de bitume et des paysages urbains. De surcroît, ce voyage, c’était un véritable road-movie. Chaque jour, on partait tôt d’une ville pour arriver tard le soir à une autre ville-étape avec l’impossibilité de revenir en arrière ou d’attendre des heures un coin de ciel bleu pour faire la bonne photo. Ça a donc été un véritable casse-tête pour trouver les bons angles, la bonne approche photographique et le bon timing. Mais en renonçant, on fait des choix et ces contraintes obligent à bien penser son travail et son voyage…

Racontez nous enfin votre meilleur souvenir ? 

- Stéphane Dugast : Réalisée en deux-roues – sans évidemment climatisation, ni chauffage, ni toit pour nous protéger des caprices du temps – cette traversée de l’Amérique a puissamment stimulé nos sens. On a vu l’Amérique et la diversité des paysages défiler pendant près d’un mois sous nos yeux. On a été bercé par le ronronnement de nos Harley

- Christophe Géral : … Et puis, il y a des odeurs. Le bitume qui chauffe ou cet odeur très forte avant que ne s’abatte sur nous un orage. C’est l’après-midi quelque part dans l’Arizona, le désert, des nuages noirs menaçant à l’horizon, cette chaleur qui s’exhale de la terre et cette odeur âpre, très gazeuse, annonçant l’imminence de l’orage au fur et à mesure que l’on roule. C’est un souvenir inoubliable et le symbole d’une Nature forte quand on roule dans le grand Ouest à travers ces paysages vus et revus dans les westerns. Sur place, c’est encore plus magique…


Quels sont les prochains événements liés à votre livre ?

- Stéphane Dugast : Il ya eu récemment l’organisation d’une soirée spéciale pour les 85 ans de la Route 66 grâce à Olivier, notre fidèle compagnon de route, administrateur d’Escem Pro & récent créateur d’un restaurant. Il y a également des dédicaces prévues ici et là. Autant d’informations et de bons plans que vous pouvez connaître ou visitant notre page Facebook dédiée (https://www.facebook.com/pages/SUR-LA-ROUTE-66/171504782902648).

- Christophe Géral : J’ai aussi conçu une exposition de cette aventure « Sur la Route 66 » actuellement disponible qui peut tourner en France ou ailleurs au profit d’institutionnels, d’associations ou d’entreprises. J’ai également réalisé des clips promotionnels de cette aventure. SUR LA ROUTE 66, ce sont donc un livre, une expo, un blog, des vidéos et nous espérons bientôt un vrai film… Affaire à suivre ! »

 

 

DES MANAGERS-BIKERS

27oct

Article paru dans le quotidien régional La Nouvelle-République, région  où est basé notre partenaire  l’Escem.

Les diplômés de l’Escem sur la « Route 66 »

« Comme beaucoup de motards, ils rêvaient de la Route 66. Mais, ces quinze diplômés de l’Escem (l’école supérieure de commerce Tours-Poitiers) entendaient donner un sens plus profond à leur périple. Ils l’ont donc conjugué avec un projet humanitaire. Du 2 au 22 août, ces membres de l’association Escem Pro ont traversé les États-Unis, reliant Chicago à Los Angeles. Au total : une odyssée de 4.000 km en Harley-Davidson sur cet axe routier mythique qu’est la « 66 », une « Route-Mère » qui fêtera son 85 e anniversaire le 11 novembre prochain. Au-delà du périple en lui-même, le but de ces jeunes diplômés était donc de soutenir l’association Afritak qui agit en faveur de la scolarisation des jeunes enfants au Mali.


Cornaqués par Geoffroy Regouby, président d’Escem Pro, mais également accompagnés du photographe Christophe Géral et du réalisateur Stéphane Dugast, les diplômés ont vécu « une aventure inoubliable et rapporté des séquences exceptionnelles ». Autant de rencontres et d’anecdotes qui ont nourri, au jour le jour, le blog qu’ils ont alimenté tout au long du parcours (www.routedumonde.com) et qu’ils continuent de mettre à jour. Car l’aventure ne s’est pas arrêtée à Los Angeles. De retour en France, l’association a supervisé la parution d’un livre. « Route 66 : carnets de voyage », livre préfacé par le journaliste Philippe Labro, est en vente depuis le 15 septembre »

La Nouvelle République, késako ?
La Nouvelle République du Centre-Ouest, appelé plus communément La Nouvelle République, la NR ou encore la nounou est un quotidien régional français, basé à Tours dans l’Indre-et-Loire. Le journal est diffusé en région Centre et en région Poitou-Charentes.

PARTENAIRE PARTICULIER

21oct

Echos d’une soirée organisée le 19 octobre dernier à la Mairie de Tours au profit de l’Ecole Supérieure de Commerce Et de Management (ESCEM), partenaire de notre aventure et du Beau-Livre SUR LA ROUTE 66 – Carnet de voyage.

Dédicaces de l’ouvrage et exposition photographique SUR LA ROUTE 66  lors d’un cocktail à la Mairie de Tours organisé au profit de l’Ecole Supérieure de Commerce Et de Management (ESCEM), partenaire de notre aventure et du Beau-Livre.

 

Discours de Gérard Gernot, premier adjoint à la mairie de Tours sous l’oeil attentif de François Duvergé, président de l’ESCEM.

 

Discours de Geoffroy Regouby, président du réseau des diplômés ESCEM PRO et organisateur de l’aventure Sur la Route 66.

 

Exposition SUR LA ROUTE 66 lors d’un cocktail à la Mairie de Tours organisé au profit de l’Ecole Supérieure de Commerce Et de Management (ESCEM), partenaire de notre aventure et du Beau-Livre.

 

Dédicace de notre ouvrage DOWN ROUTE 66, la version anglaise.

 

Photographies de Christophe GERAL

L’ESCEM, C’EST QUOI ?

L’ESCEM, l’Ecole Supérieure de Commerce Et de Management est née de la fusion de deux écoles de management, une belle histoire !
Créée en 1961, l’école supérieure de commerce de Poitiers a fusionné en 1998 avec l’école supérieure de commerce de Tours, elle-même créée en 1982. L’ESCEM, c’est une école pionnière promouvant quatre valeurs : l’engagement, l’intégrité, l’humilité et la curiosité.
C’est également une école de qualité qui a atteint les plus hauts standards de qualité de formation en obtenant les accréditations internationales AACSB et EQUIS. Ecole dans le marché, très présente dans le monde de l’entreprise et à l’international, l’ESCEM a récemment effectué son entrée au classement des meilleures écoles de management établi par le Financial Times, considéré comme le quotidien économique de référence en Europe.

C’EST AU ZANGO BAR

03oct


Organisé tous les premiers mardis du mois par La Guilde européenne du Raid et la Société des explorateurs Français, les « Cafés de l’Aventure » réunissent les amateurs de voyages et d’aventures au Zango Bar, un espace dédié au voyage. RDV ce mardi pour une soirée très US 66…

Les « Cafés de l’Aventure » consistent à rassembler de manière conviviale et régulière les acteurs de l’aventure animés par le même esprit de découverte du monde. C’est donc tous les premiers mardis du mois que La Guilde européenne du Raid et la Société des explorateurs Français invitent des écrivains, des cinéastes, des explorateurs et des aventuriers en tous genres au Zango Bar. Ce premier mardi, d’octobre nous présenterons ainsi notre livre Sur la Route 66, carnets de voyage (La Martinière) en avant-première.

POUR Y ALLER //

Les Cafés de l’Aventure
QUAND ? Mardi 4 OCTOBRE
OU ? Café Zango
15 rue du Cygne
75001 Paris
Métro Etienne Marcel
 

EN SAVOIR + //
Le site web du ZANGO BAR, c’est ici.

LE MOT DU PARRAIN

24août
Photographie DR

Journaliste, présentateur de l’émission TV « Enquête exclusive » sur M6 et patron de la société de production Ligne de front, Bernard de la Villardière est un patron de presse, un homme de terrain et le parrain de l’aventure Sur la Route 66 initiée par ESCEM PRO. En fin connaisseur de l’Amérique, il raconte son ressenti quant à notre odyssée sur celle que l’écrivain John Steinbeck avait surnommé la « Route-Mère ».

« Pénétrer sur le sol américain c’est poser le pied dans un gigantesque décor de cinéma. La Route 66 comme le reste est à la hauteur de nos fantasmes. On s’y perd comme autrefois dans le Grand Ouest dans la brume et la broussaille. J’ai franchi ses collines arides, ses villages fantômes, ses champs de tirs et ses voies ferrées abandonnées à la recherche des indiens de mon enfance.


Parti d’Albuquerque, je me suis perdu à quelques kilomètres de  Window Rock. Un sioux peu aimable m’a indiqué la route. Mais je suis rentré bredouille. Le président de la nation Navajo m’avait posé un lapin. Un mythe s’effondrait. Je me suis vengé au contact d’un vieux cow-boy qui m’a ouvert sa collection de Winchester. J’ai ensuite fait  pénitence en écoutant « Pocahontas » et « Southern Man» de Neil Young, l’indien blanc. L’été  suivant, j’ai failli perdre mes enfants dans les dunes du désert de Mojave. Il fallait bien qu’il mérite la baignade à Santa Monica !

A Los Angeles, j’ai rencontré des orphelins du rêve américain détenus dans une des plus  grande prison US d’où l’on ne voit que des carrés de ciel. Dans les faubourgs de Chicago, un  noir sexagénaire m’a raconté – comme une bonne farce – les circonstances dans lesquels il  avait été extrait du couloir de la mort. « But I love my country, I love America » fut sa conclusion. Placide mais pas résigné.

On trouve de tout aux USA. Tout et son contraire. Mais, d’où qu’on vienne, la Route 66 se vit  comme un retour aux sources. Aussi sûr que l’on passe sa vie à refaire le voyage de son  enfance »

DE l’ART DE ROULER

28août
Photographie de Christophe GERAL

Bien plus que des motocyclettes américaines à la silhouette inimitable ! Bien plus que le nom d’un fabricant basé à Milwaukee dans le Wisconsin aux Etats-Unis ! Bien plus qu’une chanson fredonnée par Brigitte Bardot ! Harley-Davidson, ce sont d’abord des grosses cylindrées avec une sonorité particulière. Harley-Davidson, c’est également un art de rouler. « Et même, un art de vivre… », selon les puristes. « C’est une autre façon de parcourir la Route 66 et de partir à la rencontre de ses étonnants habitants » rajoutera Christophe Géral, photographe-motard pendant notre périple, durant lequel nous ne croiserons sur la route qu’une dizaine de motos japonaises. « C’est dire si Harley est ancrée dans la culture américaine », complétera Olivier, notre compagnon de route. La filiation de cette marque de motos « born in the USA » (« nées aux Etats-Unis d’Amérique) et la Route 66 est donc totale. Les Harley sont d’ailleurs taillées pour un tel parcours. De surcroît, le cinéma, comme dans le film Easy Riders, achèvera de construire définitivement cette filiation entre une route et une marque de motos. La légende deviendra un mythe au point que Route 66 et Harley-Davidson se confondent aujourd’hui …  (SD)

CHAUD, CHAUD, SHOW…

20août

Canicule sur la Route 66 ! Même en roulant à plus de 50 miles à l’heure (90 km/h), l’air est atrocement étouffant. Transit vers la ville « bling-bling » de Las Vegas. Au réveil, je suis intimement persuadé que nous ne croiserons aucun américain sur la route. Grossière erreur d’appréciation… 6H45, nous enfourchons les motos pour un long trajet, persuadés du bien-fondé de notre entreprise. Premier arrêt inopiné… 300 mètres après notre départ devant une ancienne station service devenu un garage ! Discussions polies avec le propriétaire des lieux : Jack, à peine la trentaine. Ce dernier m’indique la direction à suivre pour rouler sur la Old Route 66. Je m’enhardis à lui poser quelques questions sur sa société, sa vie et son métier quand, en pleine discussion, un intrus débarque sortant précipitamment d’un pick-up hors d’âge. Ce drôle d’énergumène aux cheveux longs se présente d’emblée :

-       « Je suis le père de Jack. Moi aussi, je m’appelle Jack. Enchanté ! »

La discussion s’embraye. Le père et le fils réunis, leurs portraits vont alors vite être mis en boîte.  Ces clichés se réaliseront cependant à la condition expresse de bouger le « pick-up » et la Ford-T datée des années 1930 de Jack Senior. Quant à Jack Junior, il exécutera quelques arabesques avec sa voiture dragster afin de la garer à une place adéquate.  Christophe sera intraitable sur le positionnement des véhicules au millimètre. Jack fils et père s’exécuteront sans rechigner, visiblement amusés par notre démarche et notre curiosité.

10h30, nous empruntons la route 66, celle décrite par l’écrivain John Steinbeck dans son roman Les raisins de la colère (The Grapes of Wrath). Sur la route sinueuse serpentant dans le désert, le panorama est photogénique. Les haltes en plein cagnard sont nombreuses. En haut du col, nous replongeons de l’autre côté de la montagne vers Oatman. Un village far west. Etranges impressions. Le décor paraît surfait mais ravit néanmoins les touristes qui affluent ici en masse pour déambuler au milieu des ânes. Par hasard ou par dépit, j’interviewe une vendeuse dans un magasin de cuir. Au milieu de tee-shirts anti Obama, Tracy me montre ses produits dont le fameux holster en cuir servant à porter une arme à feu à la ceinture. Devant mes yeux à coup sûr écarquillés, Tracy se fait plus explicite :

-       « En Arizona, le port d’armes est légal. Cela fait partie de nos traditions et de notre folklore. De plus, c’est utile dans le désert pour se défendre contre les serpents ».

Tracy n’hésite alors pas à m’énumérer les 13 espèces de la région dont une espèce venimeuse et mortelle pour l’homme. Rapide séance photo, il nous faut filer vers Las Vegas, la ville des casinos, des néons et du « bling-bling ». La ville des illusions. En chemin, un orage vient nous rafraîchir. En avance sur notre planning, nous décidons de nous rendre au Lake Mead, un parc national accueillant un lac de dimensions importantes. Premier bain du séjour. Le bonheur est dans l’eau avant d’être plus tard sur Las Vegas avenue ou le «Strip» comme l’appellent affectueusement ses habitants. J’attends demain avec impatience. Retour sur la « Soixante-Six » pour un tronçon légendaire. « Symbolique et à forte valeur ajoutée… », selon Christophe le photographe. Vivement demain ! Nuit courte à Vegas en perspective…

Stéphane DUGAST, à Las Vegas (Nevada)
Photographies de Christophe GERAL

LE BARBIER DE SELIGMAN

18août

Angel DELGADILLO
Barbier à Seligman (Arizona)

Celui par qui la renaissance de la « Soixante-Six » a été possible.