Archive de la catégorie ‘Carnets de route’

Cuba – Missouri
« Avant on mettait plus de huit jours non stop pour rejoindre Los Angeles. La Route 66, c’était dangereux et plein de pièges. Maintenant avec l’autoroute, c’est fait en moins de 4 jours… »
Roy
Extrait du Beau-Livre SUR LA ROUTE 66 – carnets de voyage (La Martinière éditions)

Anna & James Cordova // Route 66 Museum
Santa Rosa - New Mexico
« Cette Route, ce sont d’abord pour moi des souvenirs d’enfance. Ce sont ensuite mes premiers tours de roue puis ce défilé incroyable de voyageurs à bord de belles voitures. J’ai voulu simplement rendre hommage à tout çà… »
James dit «Bozzo»
Extrait du Beau-Livre SUR LA ROUTE 66 – carnets de voyage (La Martinière éditions)

Lincoln Motel – Rick gardien intérimaire
Chandler – Oklahoma
« Cette Route, c’est toute une époque, celle de mes parents, des vacances et de la liberté. C’est la route du soleil et des vacances… » Rick
Extrait du Beau-Livre SUR LA ROUTE 66 – Carnets de voyage. Photographies de Christophe GERAL. Récit de Stéphane DUGAST. Introduction de Philippe LABRO. (La Martinière éditions)

La librairie Mollat, c’est à Bordeaux et c’est la plus grande librairie indépendante française. Notre livre est l’un de leur coup de coeur. Echos girondins…
« La Route 66 – carnets de voyage. 4000 kilomètres d’Est en Ouest, de Chicago à Los Angeles, c’est LA route par excellence, la plus mythique, la plus fantasmatique…
La Route 66 si typiquement américaine est parcourue par les auteurs dans ce beau livre, de son difficile point de départ à trouver à Chicago jusqu’à Los Angeles.

Cette grande traversée américaine, si souvent évoquée au cinéma et en littérature, sera forcément faite en Harley Davidson par les deux auteurs. Au fil des pages, cette route abandonnée il y a 25 ans renaît à travers le récit de cette grande échappée de 21 jours et l’obstination de certains à la faire revivre pour ce qu’elle représente du patrimoine américain.
Cette évocation en textes et photographies n’est pas sans faire apparaitre une certaine nostalgie pour une époque révolue quand tout était possible et le rêve à portée de chacun.

Cette Route 66 révèle une Amérique des grands espaces, des prairies, des ranchs, des saloons, des motels, de l’automobile triomphante et de l’américain moyen à travers l’Illinois, le Missouri, l’Oklahoma, le Texas, le Nouveau-Mexique, l’Arizona et la Californie.
Un livre tout en impressions sous forme de journal de bord, jour après jour et étapes après étapes, pour ce long périple sur cette si connue Route 66 »
A LIRE //
SUR LA ROUTE 66 – Carnets de voyage
Photographies de Christophe GERAL
Récit de Stéphane DUGAST
Préface de Philippe LABRO
(La Martinière éditions)
Avant de découvrir jeudi prochain la prochaine chronique extraite de notre ouvrage SUR LA ROUTE 66 parue dans L’Auto-Journal, découvrez la première chronique dédiée à Chicago, ville départ de notre odyssée…
L’Auto-Journal, c’est qui ? c’est quoi ?
C’est un magazine bimensuel dédié à l’automobile créé en 1950 par Robert Hersant. Revendu en 1994 à l’éditeur anglais EMAP, le groupe de presse italien Mondadori le rachètera en 2006. Depuis octobre 2009, le magazine est détenu à part égale par Mondadori et l’éditeur allemand Springer.
Photographie de Christophe Géral
Extrait d’une journée de notre odyssée sur la Route 66. Rencontre impromptue au Texas d’un fermier très éloigné de nos standard européens…
« Dix heures. Fin de la visite Cadillac Ranch, un monument à la gloire de l’automobile et de la « Soixante-Six» . Tandis que les touristes affluent désormais toujours plus nombreux, nous prenons la « poudre d’escampette ».
Changement de décor quelques kilomètres plus loin. La Route 66 traverse en droite ligne les champs cultivés s’étendant à perte de vue. Devant des silos à grains rouillés, nous faisons la connaissance de Ryan.
Fermier, ce texan à peine trentenaire dispose de sa propre flotte de camions. « Je les loue à d’autres fermiers, principalement pour l’épandage d’engrais ». Quant au rayon d’action de Ryan, il est considérable. « Autour de 100 kilomètres », avoue ce véritable chef d’entreprise qui vient de prendre la succession de son père.
« Mon frère aîné a préféré devenir entraîneur de football américain. Sa passion ». Pressé d’organiser le programme de sa journée avec ses ouvriers et ses chauffeurs, Ryan nous laisse filer à travers les vastes plaines du Panhandle texan »
Extrait de « Sur la Route 66 – carnets de voyage » (La Martinière éditions). Photographies de Christophe Géral. Récit de Stéphane Dugast. Introduction de Philippe Labro. En librairie.
Arrivée samedi 21 août à Los Angeles en Californie après 3 933 Miles (6 330 kilomètres) parcourus en Harley-Davidson depuis Chicago situé dans l’Etat de l’Illinois. Journée chaude et ensoleillée, nous fonçons sur les hauteurs d’Hollywood pour immortaliser ces 9 lettres blanches connues du monde entier. Sans GPS (comme décidé depuis notre départ), ni cartes routières (un imprévu, cette fois !), nous ferons tours et détours pendant près de quatre heures avant de dénicher le point de vue idéal.
A l’angle d’Hollywood Boulevard et de Sunset boulevard. Les « Champs-Elysées » locaux avec des trottoirs en marbre sur lesquels s’inscrivent les « fameuses » étoiles rendant hommage à une star du septième art. Sensations étranges. Redevenir citadin après avoir bourlingué pendant plus de trois semaines sur la route 66 dans des endroits souvent reculés et déserts. Déambuler dans les rues, flâner, écouter, regarder, s’étonner sans pour autant réellement rencontrer d’Américains. N’être plus qu’un touriste lambda en quête d’un Los Angeles brillant et scintillant. Forcément frustrant pour les avaleurs d’asphalte que nous sommes devenus…
Santa Monica. Sa plage et son ponton. La fin de la Route 66 . Droit devant l’océan Pacifique. Près de 5 000 Miles (6 330 kilomètres) parcourus depuis les rives du lac Michigan. En quête de sens, la route a été jalonnée de rencontres et d’imprévus comme cette arrivée in extremis à quelques minutes du coucher du soleil. La faute à un trafic routier dense et une journée chargée. De quoi finalement ravir Christophe le photographe : «Cette photo n’aurait pas eu le même cachet à 3 heures de l’après-midi ! ». Nouvelle bonne surprise réservée par la «Soixante-Six». Heureux qui comme l’Escem Pro a fait un beau voyage ! Nous tardons à réaliser que notre odyssée s’achève…
Légendes de Stéphane DUGAST
Photograhies de Christophe GERAL
Canicule sur la Route 66 ! Même en roulant à plus de 50 miles à l’heure (90 km/h), l’air est atrocement étouffant. Transit vers la ville « bling-bling » de Las Vegas. Au réveil, je suis intimement persuadé que nous ne croiserons aucun américain sur la route. Grossière erreur d’appréciation… 6H45, nous enfourchons les motos pour un long trajet, persuadés du bien-fondé de notre entreprise. Premier arrêt inopiné… 300 mètres après notre départ devant une ancienne station service devenu un garage ! Discussions polies avec le propriétaire des lieux : Jack, à peine la trentaine. Ce dernier m’indique la direction à suivre pour rouler sur la Old Route 66. Je m’enhardis à lui poser quelques questions sur sa société, sa vie et son métier quand, en pleine discussion, un intrus débarque sortant précipitamment d’un pick-up hors d’âge. Ce drôle d’énergumène aux cheveux longs se présente d’emblée :
- « Je suis le père de Jack. Moi aussi, je m’appelle Jack. Enchanté ! »
La discussion s’embraye. Le père et le fils réunis, leurs portraits vont alors vite être mis en boîte. Ces clichés se réaliseront cependant à la condition expresse de bouger le « pick-up » et la Ford-T datée des années 1930 de Jack Senior. Quant à Jack Junior, il exécutera quelques arabesques avec sa voiture dragster afin de la garer à une place adéquate. Christophe sera intraitable sur le positionnement des véhicules au millimètre. Jack fils et père s’exécuteront sans rechigner, visiblement amusés par notre démarche et notre curiosité.
10h30, nous empruntons la route 66, celle décrite par l’écrivain John Steinbeck dans son roman Les raisins de la colère (The Grapes of Wrath). Sur la route sinueuse serpentant dans le désert, le panorama est photogénique. Les haltes en plein cagnard sont nombreuses. En haut du col, nous replongeons de l’autre côté de la montagne vers Oatman. Un village far west. Etranges impressions. Le décor paraît surfait mais ravit néanmoins les touristes qui affluent ici en masse pour déambuler au milieu des ânes. Par hasard ou par dépit, j’interviewe une vendeuse dans un magasin de cuir. Au milieu de tee-shirts anti Obama, Tracy me montre ses produits dont le fameux holster en cuir servant à porter une arme à feu à la ceinture. Devant mes yeux à coup sûr écarquillés, Tracy se fait plus explicite :
- « En Arizona, le port d’armes est légal. Cela fait partie de nos traditions et de notre folklore. De plus, c’est utile dans le désert pour se défendre contre les serpents ».
Tracy n’hésite alors pas à m’énumérer les 13 espèces de la région dont une espèce venimeuse et mortelle pour l’homme. Rapide séance photo, il nous faut filer vers Las Vegas, la ville des casinos, des néons et du « bling-bling ». La ville des illusions. En chemin, un orage vient nous rafraîchir. En avance sur notre planning, nous décidons de nous rendre au Lake Mead, un parc national accueillant un lac de dimensions importantes. Premier bain du séjour. Le bonheur est dans l’eau avant d’être plus tard sur Las Vegas avenue ou le «Strip» comme l’appellent affectueusement ses habitants. J’attends demain avec impatience. Retour sur la « Soixante-Six » pour un tronçon légendaire. « Symbolique et à forte valeur ajoutée… », selon Christophe le photographe. Vivement demain ! Nuit courte à Vegas en perspective…
Stéphane DUGAST, à Las Vegas (Nevada)
Photographies de Christophe GERAL







